mercredi 13 mai 2015

Les sentiers de randonnee de Jeju Olle

La légende raconte que tout commence par un burn-out...! Vous l'avez devine l'histoire se passe en Coree...

Une coréenne, originaire de l'ile de Jeju, exténuée par le travail, fait un burn out et decide de faire un break. Elle se ressource en arpentant les chemins de Saint Jacques de compostelle et apprécie la quiétude et les bienfaits de la marche. De retour en Coree, elle se dit qu'il n'y a pas , dans son pays, de chemins équivalents ou les coréens pourraient se ressourcer a l'abris du travail et de la ville et se met en tete de créer un réseau de sentiers de randonnee dans son ile natale..

Voila comment les chemins "Jeju Olle" sont nes et on en compte plus d'une vingtaine aujourd'hui (précisément 26 qui couvrent 422 kms de sentier) !



Complement a la petite histoire: "Olle", en dialecte de Jeju était utilise pour designer l'espace étroit qui separe le seul d'une maison de la rue et on entendait souvent les enfants se dire" rendez vous au Olle !" . Aujourdhui, Olle signifie l'ensemble des chemins cotiers de Jeju.



Facile de se repérer avec ces balises en forme de cheval. Que de dis-je ?! de Poneys !  Car les poneys de Jeju sont suffisamment connus pour être devenu l'emblème de l'ile. Appeles "Jejuma" qui signifie "suffisamment petits pour aller sous un arbre fruitier" , les poneys de Jeju sont plutôt courts sur pattes avec un long buste. Ils sont un tout petit peu plus grands que les shetlands. Et sont le fruit de l'union de chevaux mongols, 160 en avaient été apportes de Mongolie au 13ieme siècle lorsque Jeju était sous le joug mongol, et de chevaux natifs de Jeju. On en a compte plus de 20000 un temps, ils sont aujourd'hui quelques milliers. On peut les voir aujourd'hui participer a des courses ou aussi...dans nos assiettes...! Et oui les coréens apprécient la chair de poney de Jeju plus tendre que le boeuf et a teneur faible en cholestérol. Apparemment très bon pour le pancréas et la peau !

Quelques photos pour illustrer le sentier Olle numéro 8. Ou en tout cas une partie, car sur les 19kms, on a du en faire...2kms? Aller, 3kms?


Le début de notre ballade ou la thematique des Haenyo ou plongeuses de Jeju est clairement affichée!  Effectivement, on en croisera plus d'une lors de notre ballade




Les Haenyos en statue mais aussi en vrai . Si, si au fond de la photo tout au fond vous devriez en distinguer quelques unes...

ummmmh ! De bonnes algues fraichement pêchées qui sèchent au soleil


Encore de Haenyos en train de plonger


La maison et les motos de Haenyos

Toute ressemblance avec la bretagne n'est que pure coïncidence







Le ruban "Olle trail" orange et rouge qui nous permet de ne pas se perdre
Encore des Haenyos !


Le matériel de peche des haenyo: simple, une sorte de boule en polystyrène qui fait office de flotteur et un filet pour mettre les divers crustacés qu'elles récoltent.


vendredi 3 avril 2015

C'est quoi le look coréen ?

> Alors, commençons par le haut et pas le moins important j'ai nomme la coupe de cheveux...
Dans le domaine capillaire, si le coréen était un animal, ce serait certainement un lion. Non pas qu'il soit particulièrement carnivore (quoique avec les barbecues...), mais le taux de belles  crinières bien denses aux poils brillants et soyeux est plutôt eleve a Seoul..Pas de trace de cheveux gris ni de pellicules, c'est un peu comme si vous évoluiez dans une pub pour l'Oreal, parce que le coréen le vaut bien !

La version masculine, ça donne ceci:




Sorte de coupe 360C, légèrement teintee et frisee, raie invisible. Cuirs dégarnis s'abstenir. Proches de leur porte monnaie aussi, car si vous ne passez pas chez le coiffeur tous les mois ça risque de devenir complique de voir sans barrette...

La version feminine, ça donne cela:


Plus classique. Plus le cheveux est lisse, style baguette, le mieux c'est. Toute la réussite réside dans la couleur qui s'éclaircit lorsque les températures remontent. A noter que la coréenne non décolorée est une espèce en voie de disparition.

> Un peu plus bas, cote vêtements...

Si vous adeptes du bon vieux jeans levis bleu, coupe droite et sans elasthane, attendez vous a écumer pas mal de boutiques pour trouver la perle rare! Les coréens sont plutôt fins, en particulier leurs jambes et portent leurs jeans moulants voire collants. Ils appellent ça des "nudes". Jure, le jeans sur étagère ne fait pas plus de 15 cm de large, impossible de rentrer dedans sans se sentir a l'étroit. Au secours, j'étouffe ! Sortez moi vite de ce carcan !

Mais le plus tendance c'est quand le jeans est troue...non mais vraiment troue...pas quelques usures pour faire plus vieux,  mais vraiment troue ! comme si vous aviez pris une paire de ciseaux et coupe franchement au niveau des genoux.
Comme ça quoi:

Pas convaincu? Moi non plus...Et pas très pratique a porter une fois l'hiver arrive...

Rien d'étonnant a ce que la culture américaine soit fortement américanisée, il suffit de réviser son manuel d'histoire pour comprendre... On comprend pourquoi il y a tant de soldats américains a Itaewon le quartier américain de Seoul, pourquoi aller au cinema rime ici avec bol de pop corn caramelise taille XL, pourquoi les cafes starbucks sont legion
Et pourquoi les coréens sont si fans de sweat-shirts ! A Paris un sweat-shirt c'est plutôt synonyme de journée fainéantise  tranquille a la maison ou a la rigueur de séance de sport intensive a vous de choisir...Ici on est fier de s'afficher avec son sweat-shirt, et encore plus fier quand il y a un message écrit dessus, en gros caractères noirs et en plein milieu. En général le message n'est pas très ...euh..."fin" ...oui c'est ça "fin" ...
Et le vendredi, en entreprise, c'est permis  ! alors tout le monde est en sweat-shirt +jeans, si si

Un exemple:
Bof, bof

> Cote accessoire, c'est plutôt sobre, voire pauvre surtout cote chaussures et maroquinerie...Une marque cependant facile a retenir pour nous, la marque de sacs "Louis Quatorze" Et oui rien que ça...
Rigolo non? Hihihi...



Par contre cote sacs a dos,  chapeau ! la variété de modèles qu'on peut croiser est assez bluffante.
Vous vous souvenez de votre Eastpack que vous avez traine pendant 10 ans au collège et au lycée? Non? Alors de votre Herve Chapelier que vous avez traine pendant 10 ans au collège et au lycée? Oui?
Quand on y pense, on se demande comment on a pu se limiter a un sac, mou, a deux poches avec 2 fermetures éclairs.Mais cette période est finie ! Revolu l'univers maussade du sac a dos ! Vive l'originalite et la diversité! Creativite dans la forme, le type de poches, la texture, les fermetures eclairs...On ose en Coree !

Quelques exemples:





Bon, vous me direz ça ne casse pas des briques tout ça... Mais ou est l'équivalent de ma bcbg du 16ieme , de ma racaille de banlieue et de mon bobo de belleville?

Dans la famille "être a la mode en coree", je demande le "bubu" coreen qui s'habille pareil. "Bubu" ça signifie couple et être un couple en coree c'est synonyme de beaucoup se regarder l'un l'autre, beaucoup se prendre en photos, et avoir l'air super heureux. Les coréens sont très (trop!) romantiques, alors la cerise sur le gâteau c'est de pouvoir s'habiller de la meme façon. Comme ça plus de doute. on sait qu'on est un vrai "bubu"!

Un premier bubu

Un deuxième bubu


Dans la famille "être a la mode en coree", je demande le "too much". En ajoutant un noeud papillon sur un gilet rétro, lui meme porte sur un pantalon retrousse, le tout pare d'un béret, ça peut faire un peu trop...Mais les coréens n'ont pas peur d'en faire trop. Un peu a l'inverse du français qu'on reconnait a sa discrétion et a son absence de style, a sa parka passe partout, son pantalon en toile beige et ses mocassins, le coréen n'hésitera pas a se parer du total look!

Une brochette de "too much"

Dans la famille "être a la mode en coree", je demande la pin-up. Celle aux jambes ultra minces qu'elle affiche fièrement grâce a une jupe ultra-courte quelle que soit la meteo. Celle qui se tient très droite avec de préférences des pieds hauts perches. Impeccable de la tete aux pieds, que ce soit les cheveux toujours brillants, les ongles manucures, la peau zéro défaut, la coréenne prend très soin d'elle et s'affiche (trop!) féminine. Enervant !

Une brochette de pin-up (attention forte concentration dans certains quartiers huppes de Seoul)



Dans la famille "être a la mode en coree" je demande le chien ! ? Oui ne vous méprenez pas, si vous tombez sur ça


Ne vous dites pas que ça ferait un charmant cadeau pour votre petite nièce qui vient de naitre, non car elle aurait du mal a l'enfiler...Il y a limite plus de magasins de vêtements pour chiens a Seoul que pour bebes....car les Seoulites adorent leurs "puppy". Les coréens sont restes raisonnables dans leur manie car il s'agit souvent de chiens de petite taille, quand meme plus pratique dans un appartement situe au vingtième etage d'une tour samsung, mais ils les choient et en prennent bien soin. En témoigne leur poil lisse et brillant, rarement vu des chiens aussi propres, tel maitre tel chien ! Et le petit plus c'est leur tenue vestimentaire qui les rend si ...coreens! 

La version Hanbok (tenue traditionnelle coréenne)



Note: je ne suis jamais tombee sur une crotte de chien a Seoul



jeudi 26 mars 2015

En Coree, etre retraite n'est pas chose facile

Traduit d'un article de Park Chan-Kyong de l'AFP (Octobre 2014)

Sans travail et sans argent, les retraites coreens doivent souvent se remettre a travailler et affronter un milieu du travail plutot hostile, pour subvenir a leurs besoins, les revenus de leur retraite etant trop faibles.

Kim Min-Su, 69 ans, recoit une pension mensuelle de 592 000 wons (moins de 500 euros), l'unique source de revenus pour lui et sa femme qui vivent dans un minuscule appartement a Seoul.
"Je n'ai guere pu economiser lorsque je travaillais car je devais eduquer et scolariser mes 4 enfants" dit-il apres avoir passe la matinee a chercher un emploi au "centre d'integration pour le travail des personnes agees".
Kim, qui gagnait plus de 4 millions de wons par mois comme ingenieur dans une usine de production a Incheon estime qu'il a aujourd'hui besoin de 2 millions de wons par mois pour vivre confortablement. Une petite entreprise lui a recemment propose de travailler a plein temps pour 1,2 million de wons.
"Ils nous disent carrement: vous etes vieux. Soit tu prends ce travail, soit tu t'en vas"
Kim est plutot chanceux car il a une retraite minimale et beneficie de l'aide de ses enfants.

Le systeme de retraites national est apparu en Coree en 1988 et seulement 1/3 des retraites de plus de 65 ans en beneficie aujourd'hui. Parmi eux, beaucoup d'entre eux ont adhere tard au systeme et ne recoivent donc que de  tres petites sommes. Pres de 50% des retraites coreens vivent dans des conditions de relative pauvrete, ce signifie qu'ils gagnent mois de 50% du revenu  par foyer moyen.

La presidente Park avait promis de donner a tout retraite de plus de 65 ans une pension 200 000 wons par mois, promesse qui n'a pas ete tenue a cause des difficultes economiques rencontrees en 2014.

Il faut savoir que la retraite en Coree arrive relativement tot, la mojorite des entreprises mettant leur salaries a la porte lorsqu'ils atteignent la cinquantaine. Ces ex salaries n'ont pas d'autre choix que de chercher un autre travail.
Les hommes coreens sont les deuxiemes plus ages a quitter le marche du travail, a 71 ans, juste derriere les mexicains.
"Jusqu'a une certaine periode, c'etait assez facile pour une personne agee de trouver un petit boulot, gardien ou surveillant par ex. Aujourdhui, on ne vous regarde meme pas si vous avez depasse 65 ans" atteste Kim.

Comme beaucoup d'autres retraites, Kim a tente de monter son propre business, il a essayer d'ouvrir en 1998 un magasin d'equipement electrique avec son neveu, finance grace a ses indemnites de licenciement. L'aventure a echoue trois ans plus tard et il ne vit maintenant que de petits boulots.
Lui et sa femme gagnent 200 000 wons (160 euros)  par mois, auxquels s'ajoutent les 300 000 wons d'aide de leurs enfants.

"Ce n'est pas suffisant mais on a la chance d'etre en bonne sante et de ne pas avoir beaucoup de frais medicaux". En theorie, le gouvernement propose des formations mais elles ne sont pas appropriees aux plus ages selon Kim. "J'ai recu une formation de web designer, ce qui est totalement ridicule car personne ne va embaucher quelqu'un de mon age pour ce genre de travail" nous raconte-t-il.
La Coree est passee en quelques decennies d'un pays sous developpe et ravage par la guerre a l'une des puissances les plus dynamiques d'asie. Cette extraordinaire rapide developpement n'est pas sans consequence.  Beaucoup de personnes ont ete laissees derriere en particuler dans le domaine des nouvelles technologies.
Ceux pousses a la retraite a la cinquantaine n'arrivent pas a trouver un deuxieme emploi satisfaisant et essayent de monter un restaurant ou une boutique, initiative qui se traduit le plus souvent par un echec. La moitie des commercants a plus de 50 ans en Coree.

L'option favorite est celle d'ouvrir un restaurant de poulet frit, met tres populaire qui accompagne souvent les soirees arrosees. Il y a aujourd'hui plus de 43000 vendeurs de poulet frit en Coree , ce qui genere beaucoup de competition et entraine la fermeture de plus de la moitie des restaurants au bout de 3 ans.
Pres de 900 000 retraites arrivent dans le secteur des travailleurs independants, creant de la competition a outrance. "Il s'agit la d'un des problemes economiques structurels les plus importants du pays, car beaucoup ressortent ruines de leur experience. " confirme le ministre des finances Choi Kyung-Hwan.
Pour enrayer ce phenomene, une loi, applicable a partir de 2016 empechera que tout employe soit force a prendre sa retraite avant l'age de 60 ans.

mercredi 11 mars 2015

Et si on se faisait un steak de boeuf a Kobe?

J'avais avant notre départ au Japon ecoute une émission a la radio relatant les expériences d'un journaliste a la recherche des meilleures viandes de boeuf, meilleures d'un point de vue gout mais aussi écologique. Y avait été cite un élevage en espagne ou le consommateur avant de se voir octroyer son morceau de viande subissait un test de personnalité pour voir quelle viande lui siérait le plus...Le boeuf de Kobe avait été cite ensuite. "Saveur unique et expérience extraordinaire, d'un fondant incroyable"avaient été les commentaires dithyrambiques du journaliste, un peu modères par la suite car notre boeuf japonais n'est pas très "développement durable". Quasiment jamais dehors, et gave tel une oie, c'est le gras qu'il accumule qui lui donne son gout si particulier et son prix si eleve! De l'ordre de 500 euros le kilo en France, on est dans sa ville natale a des tarifs a peine plus abordables, alors le steak de 130g qu'on nous a servi, je peux vous dire qu'on en n'a pas laisse une miette...
Vegetariens, cachez vous les yeux ou sautez cette page...



La maison Misono, un des meilleurs rapports qualite/prix selon le Lonely Planet

 Apres de longues hésitations pour savoir si nous sommes prêts a lâcher xxx euros, et oui les tarifs sont a 3 chiffres ici, pour un steak... on se lâche finalement se disant qu'au pire on aura contribue a relancer l'économie japonaise qui ne se porte pas très bien et qu' au mieux on aura goute au nirvana du steak. Et puis que l'occasion d'être a Kobe, LA ville du boeuf, un peu comme si on était liège et qu'on ne goutait pas sa gaufre ou a junjeon et qu'on ne s'offrait pas un bibimbap, ne se reproduirait certainement pas voire surement pas vu le peu d'enthousiasme qu'a suscite chez nous la visite de la ville. Alors oui ! on prend un menu A avec du vrai Kobe beef et un menu B avec un vulgaire steak japonais, histoire de pouvoir comparer aussi le vulgaire avec l'exceptionnel...


A gauche l'exceptionnel, a droite le vulgaire


La cuisson est exécutée devant nous sur une plaque de 2 cm de largeur qui est censée préserver le jus et la saveur de la viande, on appelle ça la cuisson Teppanyaki ! Bien sur tout se déroule a la japonaise, lentement, méthodiquement et consciencieusement, tel un scénario bien rode. Nous on salive car certes on a faim mais aussi parce que le lieu, l'attente, la préparation, tout nous fait penser que le plat que nous allons déguster n'est pas ordinaire. Et puis, il faut dire qu'a Seoul manger un steak est plutôt rare ! Alors la salive et les crocs sont aux premières loges !



Alors verdict ? Bon desolee, les photos ne sont pas a la hauteur de l'expérience...Les deux steaks étaient délicieux, mais le "vrai" était beaucoup plus fondant et un peu moins fort que les steaks habituels. Fondant, moelleux, gras, moins sanguin qu'une viande normale, bon, très bon, Miam  !
mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmh
Ce gras savamment distille qui se mélange a la viande pour ne faire qu'un et diffuser cette texture si particulière a notre palais , ce gras que d'habitude on (je) s'efforce d'enlever soigneusement, ce gras qui est l'ennemi numéro un de notre (mon) taux de cholestérol, et bien ce gras ici on en veut encore !
Bref le boeuf de Kobe c'est une facon d'apprécier le gras autrement !

Et , Oh !, je viens de lire que le boeuf de Kobe est "prédispose a produire un fort pourcentage de graisses oléagineuses, non saturées comme les omega3, qui équilibrent le taux d'acides gras omega6 et permettent donc de faire baisser le taux de mauvais cholestérol et de lutter contre les maladies cardiaques "

Ouah!  reste juste a résoudre le pb des 500euros le kilo, et hop a quand le prochain vol pour Kobe?





Une tournée dans le Kansai

Si Japon était un hippocampe avec Hokkaido en guise de tete, alors le kansai pourrait être son ventre coince entre la région du Chubu et la région du Chugoku. Apres avoir reve de mers chaudes, de températures propices aux shorts et débardeurs, et de terres inconnues, on a finalement atterri pour la quatrième fois chez nos voisins nippons, les prix prohibitifs des compagnies aériennes en cette période de nouvel an chinois nous ayant rapidement ramene a la dure réalité...Adieu l'Australie, la Nouvelle Zelande et Hawai, direction le Kansai !
Avec pour point de départ Osaka qui nous permet de rayonner dans cette belle région qui abrite pas moins de deux anciennes capitales historiques Nara et Kyoto ainsi que la capitale du boeuf le plus gras et le plus cher au monde, je parle bien sur de Kobe...

OSAKA la multiple...



A défaut de pouvoir nous rendre au fameux château de Himeji qui est en rénovation jusqu'en Mars 2015, on se contente du plus modeste château d'Osaka "l'Osaka-jo" symbole de la puissance de Toyotomi Hideyoshi qui le fit construire après avoir realise l'unification du japon en 1583. Plus de 100000 ouvriers mobilises pendant 3 ans...Ce que nous voyons la n'est qu'une reconstruction en beton de 1931 








Un magnifique arc-en ciel nous tient compagnie en déambulant a la découverte de la ville


Le fameux quartier de Dotombori, aux néons géants qu'on aperçoit depuis le pont de Ebisu Bashi
Original ce lampadaire!

 Le Glico Man que tout touriste qui se respecte se doit de prendre en photo. Du coup on fait la meme chose sans trop savoir pourquoi. J'apprends juste que Esaki Glico est un confiseur et que cette enseigne a été modifiee a plusieurs reprises pour célébrer des événements sportifs comme la coupe du monde


 Un crabe géant de 6 metres de large qui bouge ! Le spectacle a lieu dans la rue piétonne de Dontombori, agoraphobes s'abstenir.


NARA la douce...


Premiere capitale permanente du Japon, car jusqu'alors les tabous relatifs a la mort imposaient de changer de capitale après la mort de l'empereur. Mais grâce a  l'influence du bouddhisme on mit un terme a cette pratique et Nara vit le jour en 710. Nara la douce car les innombrables et adorables daims qu'on croise en liberté a travers la ville ne nous laissent pas de marbre et deviennent pour nous le symbole de la ville


Le temple du Todai-ji qui abrite l'un des plus grands bouddha en bronze du monde le Daibutsu




 437 tonnes de bronze et 130kg d'or pour une hauteur de 15 m. Le Daibutsu est une représentation du bouddha Dainichi, le bouddha cosmique qui aurait precede tous les mondes et leurs bouddhas respectifs et était a l'origine recouverte d'or. L'empereur Shomu aurait fait construire la statue pour enrayer une epdemie de variole, en 746. L'edification du temple mena le pays au bord de la faillite...




En se baladant dans le parc de Nara-Koen, on croise une multitude de petits temples tous aussi charmants les uns que les autres...et sans la foule!















KYOTO l'imperiale


Deux raisons majeures pour que l'on ait envie de revenir a Kyoto: voir le Kinkaku-ji et la bambouseraie de Arashiyama


Le pavillon d'or ou Kinkaku-ji était a l'origine la villa du shogun Ahikaya Yoshimitsu construit en 1397 et que son fils convertira en temple plus tard. Victime d'un incendie en 1950, il fut reconstruit en 1955 et recouvert entièrement de feuilles d'or (auparavant seul l'étage était dore).








On découvre par hasard une ligne de trains qui nous fait remonter dans le temps...





 La bambouseraie de Arashiyama,  assez envoutant de se promener sous ces tiges vertigineuses en cette fin de journée. Une belle expérience


Le bambou plie mais ne rompt pas !







KOBE la ?


La deception? On nous avait vante l'une des plus jolies villes du japon...bof bof....
Certes au nord un quartier un peu kitsch qui evoque un brin une atmosphère européenne, heureusement la dégustation du boeuf de Kobe vaut le détour (voir rubrique découvertes culinaires)!